02 novembre 2018

ProFuturo discute à EnlightED des défis de l’éducation numérique dans les environnements vulnérables

ProFuturo a participé du 3 au 5 octobre à Enlighted, la conférence mondiale qui a réuni des experts en éducation, technologie et innovation afin de promouvoir un grand débat sur l’éducation à l’ère du numérique. Organisé par Fundación Telefónica, IE University et South Summit dans le cadre de l’événement South Summit 2018, la participation de ProFuturo s’est articulée autour d’une table ronde et d’un panel réalisés le jeudi 4 octobre, et d’une discussion entre le président de la fondation, César Alierta, et le journaliste Iñaki Gabilondo.

La table ronde, Advancing Education for Vulnerable Communities, a compté sur la présence de fondations comme War Child Holland, Norwegian Refugee Council, l’UNESCO et l’Aga Khan Foundation. Les intervenants ont discuté des défis de la technologie actuelle pour mettre l’éducation à la portée des environnements vulnérables, et de la façon dont les outils numériques doivent non seulement favoriser le développement des connaissances chez les enfants, mais aussi renforcer leur empathie et leur capacité afin de devenir de meilleures personnes.

La technologie, un outil au service des professeurs

Les deux interventions de ProFuturo ont souligné la grande valeur des enseignants dans le monde éducatif actuel ; ce sont les piliers fondamentaux sur lesquels repose le programme d’éducation de ProFuturo, comme il est apparu clairement lors du débat qui a suivi les exposés.

« Nous ne pouvons pas utiliser la technologie sans compter sur les professeurs », a été une des conclusions que l’animatrice des débats, la journaliste Lara Setrakian, a mis en relief après la table ronde Are emerging markets the promised land for EdTech?

Lors de la table ronde, le thème de l’intelligence artificielle a également été abordé, et notamment son grand potentiel pour aider à créer des outils technologiques efficaces qui aident à développer le potentiel des communautés vulnérables. Néanmoins, malgré son importance, l’IA ne saurait remplacer la valeur des professeurs en classe, mais a pour mission de fournir un soutien et d’offrir à ceux-ci la liberté de décider comment employer leur temps avec les étudiants de la meilleure façon possible.

Un autre des grands usages de l’intelligence artificielle qui a fait l’objet de débats lors de la rencontre est celui de moteur qui aide les enseignants à savoir quels étudiants risquent le plus de perdre le rythme en classe, afin de pouvoir le détecter à temps et de leur consacrer le temps supplémentaire dont ils ont besoin.

L’exposé a compté sur la présence de Sofía Fernández de Mesa, directrice générale de ProFuturo, et de María Jesús Ncara Owono, ministre de l’Éducation de la Guinée équatoriale, qui a présenté l’expérience de son pays en matière de numérique associé à l’éducation, et a souligné le fait que le secteur éducatif est « décisif dans chaque nation parce qu’il permet d’atteindre une croissance durable ».

Pour sa part, lors de son intervention, Sofía Fernández De Mesa a souligné que les prochaines générations « vont exercer des professions qui n’existent pas aujourd’hui, raison pour laquelle il faut les préparer ».

La directrice de la fondation a également analysé les défis de la révolution numérique qui se présentent à nous, et a insisté sur le fait qu’il s’agit, selon elle, d’« une formidable occasion de combler les fossés socio-économiques et éducatifs qui existent ».

Un des principaux objectifs de la présence de ProFuturo à EnlightED était de motiver d’autres organisations à travailler pour construire cette initiative visant à mettre l’éducation numérique à la portée des zones vulnérables, comme l’a souligné César Alierta, président de ProFuturo, le vendredi 5 octobre au cours d’une intéressante conversation avec le journaliste Iñaki Gabilondo.

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« L’Afrique est ma grande passion »

 

César Alierta a parlé de son expérience en matière d’éducation et d’environnements vulnérables depuis le début de sa carrière. Le président de ProFuturo a admis que l’Afrique constitue actuellement sa « grande passion dans la vie », et que l’objectif de la fondation qu’il préside est d’éduquer pour qu’« un enfant aux fins fonds de l’Afrique ait les mêmes possibilités qu’un enfant à New York ».

César Alierta a fait le bilan des deux années de la fondation et de son programme d’éducation, et a signalé les défis à relever dans un avenir proche. Il a aussi indiqué à quel point il est important qu’il existe davantage d’institutions comme ProFuturo. « Il devrait y avoir plus de fondations comme la nôtre, et c’est pourquoi nous souhaitons être copiés et que tout soit plus facile à l’avenir », a-t-il déclaré.